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Salle d’eau liée à la chambre dans des logements communautaires avec prestations de soins

Salle d’eau liée à la chambre dans des logements communautaires avec prestations de soins

L’espace sanitaire offre intimité, sécurité et autonomie. Un éclairage naturel et artificiel suffisant et bien conçu renforce la sécurité et facilite les soins corporels.

Connexion spatiale

L’espace sanitaire est intégré à la chambre de la résidente ou du résident ; c’est la seule façon de respecter les exigences fondamentales en termes de vie privée et d’autodétermination. Si ce n’est pas le cas, le local sanitaire doit être partagé par deux personnes au maximum. Il peut être placé entre les deux chambres concernées, soit en communiquant directement avec les deux chambres, soit en s’ouvrant dans un sas, qui peut être fermé soit par une porte ou un rideau.

Plan et dimensionnement

La salle d’eau offre suffisamment de surfaces de manœuvre et de place pour le personnel aidant pour répondre simultanément à différents besoins d’utilisation.

  • La surface nette est d’au moins 4 m² (hors gaines techniques) pour une combinaison douche, lavabo et WC ; aucune dimension ne doit être inférieure à 2 m ; une surface plus grande permet par exemple d’installer une armoire.

  • Trois des quatre murs sont perpendiculaires les uns aux autres.
  • Les WC et douche sans seuil sont toujours placés dans un angle ; cela garantit la possibilité d’installer un siège de douche ainsi que des barres coudées et rabattables ; les renforcements nécessaires doivent être prévus dans les cloisons légères.

Équipement

La salle d’eau doit pouvoir être adaptée aux besoins individuels des personnes concernées. Les appareils sanitaires sont planifiés dès le départ de manière à pouvoir répondre à d’éventuels besoins futurs, sans nécessiter de gros travaux.

  • L’axe médian des WC doit se se trouver à 0,45 m de la paroi latérale ; la cuvette a une saillie de 0,65 m et une hauteur (siège de WC compris) de 0,46 m.
  • La zone de douche mesure min. 0,90 m × 1,10 m, avec une pente de 2 % au maximum et un seuil de max. 25 mm ; dans le cas d’une douche à l’italienne, la rupture de pente se trouve à 0,20 m en dehors de cette zone ; en variante, le sol du local entier peut être en pente.
  • Le mélangeur de douche est monté sur le côté long de la douche (à une distance minimale de 0,70 m de l’angle, avec un levier en forme de U).
  • Si une paroi vitrée est prévue, elle doit être facilement démontable afin de pouvoir être remplacée par un rideau de douche si nécessaire. En variante, la paroi de séparation en verre peut être pivotante ; dans ce cas la largeur de passage effective entre la paroi vitrée et la paroi opposée doit être d’au moins 1,0 m.
  • La hauteur de montage et la saillie du lavabo sont standards. Un siphon encastré ou un siphon proche de la paroi est recommandé.

Porte

La porte peut être planifiée comme porte battante ou comme porte coulissante. Pour plus de détails, consultez l’article « Planification et aménagement d’une résidence communautaire avec prestations de soins ».

Lumière naturelle

Dans le cas d’un local sanitaire sans fenêtre, il est recommandé de prévoir un apport de lumière naturelle depuis la chambre du résident. La lumière dans la chambre, qu’elle soit électrique ou naturelle, permet de s’orienter et de surmonter l’appréhension de l’obscurité. Elle facilite également la recherche de l’interrupteur et permet même, selon l’apport de lumière, de se laver les mains sans éclairage électrique.

Une salle d’eau avec fenêtre (lumière du jour et air frais) contribue au bien-être, en particulier dans une résidence communautaire où la durée de séjour est longue.

  • L’accès à la fenêtre est garanti, si celle-ci ne se trouve pas au-dessus de la douche.
  • La poignée de la fenêtre doit pouvoir être actionnée avec le poing fermé, avec peu de force ou en position assise ; la hauteur de la poignée est de max. 1,10 m du sol, sa longueur de min. 0,2 m, sa distance aux angles du local ou aux meubles fixes de min. 0,70 m) ; si la poignée se trouve à plus de 1,10 m du sol, d’autres mesures doivent être prises, par exemple en prolongeant la poignée par un tube.

Éclairage, interrupteurs et prises

Lors de la planification de l’éclairage, il faut prendre en compte les trois zones : WC, douche et lavabo. Les soins personnels ainsi que les soins dispensés par des tiers doivent pouvoir y être effectués sans difficulté. Cela est particulièrement important lorsque les soins sont dispensés derrière un rideau de douche ou une paroi de séparation en verre.

  • L’éclairage doit comporter une forte proportion de lumière indirecte, en particulier pour le luminaire du miroir, afin d’éviter les ombres marquées et les éblouissements ; un éclairage à intensité variable est recommandé.
  • L’éclairement est d’au moins 500 lux au niveau du sol.
  • La triple prise de courant située au niveau du lavabo doit être facilement repérable (contraste visuel), accessible et utilisable (hauteur maximale : 1,10 m).
  • L’interrupteurs est installé à une hauteur comprise entre 0,80 et 1,10 m et présente un contraste marqué avec la paroi ; sa touche a une taille d’au moins 40 mm × 40 mm et sa position (éteint / allumé) peut être identifiée au toucher ; un détecteur de présence est recommandé pour commander l’éclairage, car il permet de détecter la présence d’une personne en cas d’inactivité.
  • Pour une répartition homogène de la lumière, le plafond est peint en clair, de préférence en blanc.

Revêtements de sol et de parois

Des couleurs contrastées sont à choisir entre les parois, le sol et les appareils sanitaires. Cela facilite la visibilité des différents éléments : des appareils sanitaires blancs sont par exemple montés sur des carreaux ou des peintures aux couleurs soutenues et contrastées.

  • Les revêtements de sol sont antidérapants aussi bien à l’état sec qu’humide ; ils doivent être posés de manière absolument plane et avec des joints minimaux.
  • Les faïences mates et lisses sur les parois ne provoquent ni blessure, ni éblouissement.
  • Des carreaux de sol et des faïences sans motifs contrastés ne génèrent ni insécurité ni appréhension chez les personnes malvoyantes ou atteintes de démence.

 

Des informations détaillées sur les revêtements de sol sont disponible dans l’article « Revêtements de sol dans les bâtiments soumis à des exigences élevées ».

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