Ces logements constituent une étape intermédiaire avant l’entrée dans un établissement médico-social. Ils s’adressent à des personnes capables de vivre de manière autonome.
Après évaluation de leurs besoins, celles-ci bénéficient d’un accompagnement personnalisé — par exemple pour les tâches ménagères ou administratives. Les prestations de soins sont peu ou pas du tout proposées dans ces structures. Leur conception a un impact direct sur la qualité de vie et d’usage.
La structure du logement doit être simple et logique afin d’offrir une orientation intuitive. Dans les espaces de circulation, tout obstacle physique, visuel ou acoustique est à éviter. Une planification sans obstacles implique l’absence de marches et de ressauts, des largeurs de passage et des surfaces de manœuvre suffisantes — permettant notamment les croisements dans les corridors.
L’entrée est équipée d’un espace de rangement et peut accueillir un vestiaire et un espace pour s’asseoir. Des espaces de manœuvre suffisants permettent d’y déposer une poussette ou des sacs, de changer de moyens auxiliaires ou d’ouvrir la porte avec un déambulateur sans avoir à reculer.
Des toilettes pour les visites accessibles en fauteuil roulant sont prévues à proximité. Un débarras attenant à l’entrée permet de ranger les moyens auxiliaires (déambulateurs, fauteuils roulants, etc.) ainsi que les provisions et articles ménagers ; une surface libre de 1,40 m × 1,40 m doit y être disponible.
Le couloir assure la liaison entre les différentes pièces ; sa largeur de passage effective est de 1,20 m minimum. L’accès à toutes les pièces adjacentes se fait sans seuils ni marches.
La cuisine, le salon et la salle à manger sont reliés entre eux tout en pouvant être utilisés séparément.
La cuisine constitue un lieu de rencontre central et permet aux résidentes et résidents de maintenir ou de s’entraîner aux routines quotidiennes.
La salle à manger ou le coin repas sert également d’espace de vie et de travail. Le salon doit être suffisamment grand pour accueillir plusieurs activités simultanées : lecture, musique, conversations, réception d’invités.
Les chambres doivent être suffisamment spacieuses pour permettre un aménagement personnalisé des espaces de jour et de nuit.
Un local sanitaire peut desservir au maximum deux chambres adjacentes, à condition que l’espace devant le local soit fermable au minimum par un rideau, afin de garantir l’intimité.
Si un balcon est disponible, son accès doit être garanti sans marches ni seuils, afin que les résidentes et résidents puissent profiter de l’extérieur, observer la vie du quartier ou s’occuper de leurs plantes.
Les personnes en fauteuil roulant ou utilisant un déambulateur doivent pouvoir actionner facilement les portes battantes comme les portes coulissantes, ce qui requiert des espaces de manœuvre adaptés et des poignées faciles à saisir.
Les revêtements de sol doivent garantir une praticabilité optimale avec des aides à la marche : absence de risque de trébuchement et surface antidérapante, aussi bien à sec qu’en présence d’humidité.
Le choix des matériaux de surface contribue à favoriser la diffusion de la lumière, à optimiser l’acoustique et à réduire le risque de blessure.
Les fenêtres assurent le contact avec l’extérieur et apportent la lumière naturelle. En cas de grandes surfaces vitrées, des dispositifs d’occultation (stores, volets, etc.) sont recommandés pour éviter l’éblouissement et les ombres marquées susceptibles de fausser la perception des limites de l’espace.
Des tringles à rideaux sont à prévoir dans les chambres pour préserver l’intimité et permettre une touche de personnalisation. Dans les espaces communs, les rideaux peuvent aussi servir de séparateurs ou contribuer à l’acoustique.
L’éclairage se décline en trois types : éclairage de base, éclairage de travail et éclairage de lecture.
Le nombre et la disposition des interrupteurs et des prises sont planifiés dès la conception afin de garantir la liberté d’aménagement, aussi bien dans les espaces communs que dans les chambres et les locaux sanitaires.
Les éléments de commande (sonnettes, interphones, etc.) obéissent au principe multisensoriel, sont ergonomiques et disposent d’espaces de manœuvre suffisants.
Les contrastes de luminosité et de couleur favorisent une orientation autonome et sûre, influencent l’ambiance et facilitent la perception de l’espace — par exemple en faisant ressortir les portes par rapport aux murs. Les revêtements à motifs prononcés (moquettes, papiers peints, etc.) sont déconseillés en raison des illusions d’optique qu’ils peuvent engendrer.
Les perturbations visuelles sont à éviter : miroirs, surfaces vitrées ou bandes lumineuses peuvent créer des reflets et des effets de double image sources de stress ou d’anxiété. Les surfaces mates un éclairage naturel et artificiel adapté préviennent ces effets
Les exigences détaillées et les qualités d’utilisation pour les chambres, les locaux sanitaires, les espaces communs, la cuisine et les espaces extérieurs sont décrites dans la directive « Construction de logements – adaptables sans obstacles ».
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